Enlarge my penis babe

Publié le par Bo

René Magritte, Keren Ann, Jean-Louis Borloo, du pain, beaucoup de pain, encore et toujours. Dr Vince l'a dit très justement, on ne dit pas "fumer tue" mais " fumer, vous".  Sans alcool la fête est plus nulle. Barak Obama, Justice partout, NTM se reforme, j'aurai préféré les voir de leur vivant mais j'aime aussi les concerts costumes. J'aime aussi les cafés-blagues et les machines à solo.

Mon premier souvenir heureux est Mickey, la peluche que m'avait acheté Mormor en Californie, et ouais négro, la Californie.

Grand-père m'achetait des soles fraîchement pêchées et il les faisait comme personne. Il a d'ailleurs acheté sa première auto en gagnant au tiercé. Sa femme, ma grand-mère, était dépressive mais elle m'aimait beaucoup et me faisait des petites tartines au jambon beurre et c'était très très bon. J'aimais moins quand elle me retirait un truc sur le visage avec son doigt qu'elle avait préalablement mouillé avec sa salive. l'odeur était bizzare. Mais j'aimais bien la faire rire. Peut-être pour ça que je suis très drôle aujourd'hui, j'me suis entraîné très jeune à faire rire une dépressive.

Morfar avait une serre dans laquelle ça sentait la tomate parce qu'il en faisait pousser dedans, ça reste une de mes odeurs préférées. Celle-là et celle du cigare mélangée avec la lessive et le café.

La première fille que j'ai embrassé s'appelait Virginie, ce qui était le prénom le pire de l'époque parce que c'était pareil que Virginie Ferrari qui était moche et qui avait l'droit de rien faire parce que ses parents étaient des cons.  Ses parents habitaient juste en face de chez les miens. C'était Ermont et c'était triste et effrayant parce que il y avait une bande qui a cassé la gueule de mon grand frère et qui ont latté le chien de Laurent Rouget. Le père de Laurent nous avait un jour ramené des skates et c'était cool. Il est mort vers 50 ans d'une crise cardiaque ( le père de Laurent , pas le skate) et sa femme faisait que de regarder la télé en picolant. Des fois, elle regardait même la mire.

J'avais tout l'temps peur à cette époque, alors je me suis acheté un beau cran d'arrêt avec un manche en nacre mais mon grand frère me la pris. Anthony, lui, c'était avec un Opinel qu'il avait voulu planter mon frangin, mais mon père lui a dit de rentrer chez lui. Une autre fois, vers quand j'avais dans les 10 ans mon père a refusé que j'aille aux étangs de Cergy-Neuville avec Martial et Muriel, alors j'lui ai dit que j'allais me suicider, ça l'a mis en colère, comme la fois où j'avais fait le mort sous la table et que du coup je répondais pas à ses appels. Ça l'a pas fait rire du tout ( mon père n'a aucun humour avec la mort ou le caca).

Plus tard j'ai appris à boire avec mon cousin et j'lui ai lancé une bouteille à la gueule qui  s'est finalement explosée sur le mur derrière lui, ça l'a pas fait rire non plus, mais là normal, c'était pas drôle. J'me suis fait recoller le nez au Danemark et j'étais un des pionniers qu'il disait le chirurgien. J'étais content de ne pas avoir été recousu, ça m'faisait grave flipper. 

J'suis dégoûté parce que j'ai pas eu de premier choc musical. Bon, bien sûr, j'aimais Elvis parce que ma mère aimait , j'aimais le hard-rock parce que mon frère aimait. Un des premiers trucs que j'ai vraiment aimé moi, c'était "New-York" de Lou  Reed, c'est cool parce que ça fait classe de dire ça aujourd'hui, mais j'adorais la voix de ce mec et ce qui racontait avait l'air suffisamment intéressant dans l'intonation pour que j'me branle de rien comprendre. Après mon oncle m'a acheté Abbey road et là ça a plu rigolé du tout. J'pouvais écouter Here Comes The Sun jusqu'à la fin des temps. Puis Elton John aussi avec sa chanson "Border Song" qui m'aurait presque donner envie de croire en dieu. 

 Une amie très chère a écrit " demain est le  jour que j'ai trouvé dans ma poche , demain est le chemin, et mes sentiments sont si ok, alors que je meurs dans mon lit , toi et moi , mon seul souhait, le choléra et la diphtérie, je n'ai pas peur je suis une libellule".  
Aujourd'hui, j'ai un peu moins peur.

Publié dans Bo n'a rien à dire

Commenter cet article