Sucrée soirée

Publié le par Bo

Première fois que je fais la fermeture du bar. J'm'étais un peu chargé avant et j'ai continué au milieu des derniers combattants. Tout me paraîssait étrangement touchant. Tous ces gens bourrés qui ouvrent leurs coeurs et qui essayent en vain de se confésser. Des bribes " Stéphane, c'est la famille.........Tu vois, j'essayais de retrouver mes grands-parents que je n'avais pas vu depuis 10 ans et me voilà dans cette petite ville d'Espagne où je connaissais personne......Mais de quelle planète es-tu ?.........Tu es extrêmement beau.......J'suis pas un pédé". Arrive alors la suite logique, une ésclandre à propos d'on ne sait même plus quoi. Fleur de peau. Parfum trouble, l'amour et la haine qui se lâchent pas d'une semelle. Je décampe vers très tard et je me vois tituber dans la rue. Je n'peux rien y faire, je suis la caricature du mec bourré dans tous les sketchs de comiques pas drôles que je déteste. Je me retrouve dans mes toilettes, la tête dans la cuvette à revoir tout ce que j'ai mangé depuis des siècles, j'apprends au passage que je n'ai mâché pratiquement aucun grain de riz. J'ai très très peur parceque mon ésprit se fait la malle et que je sombre dans ce que je redoute le plus : un bad trip comme disent les plus très jeunes. J'essaye de penser à des choses positives , mais rien ne me vient, alors je me concentre sur l'activité physique qui m'accapare : vomir, vomir, et encore vomir. Alors me vient à l'ésprit ce qu'une psy post-traumatique m'a appris lors d'une séance d'hypnose : se concentrer sur une zone de sécurité. De mes chiottes, je voyage à Kolding, il y a très longtemps, je vois la moquette, mes grands-parents installés de part et d'autre de la table basse du salon, j'entends le coucou de l'horloge et sent le café qui est toujours prêt dans la cuisine au cas où. Je revois le gilet de mon grand-père et me souvient de l'impréssion de ses baisers humides avec les picottis de la barbe. Je vois ma grand-mère dans ces robes amples pour femmes fortes. Toutes les saisons y passent, enfin surtout deux, l'été et ce jardin nickel , ces fleurs somptueuses, cette température idéale. Et bien sûr l'hiver, sa nuit même pas inquiétante et la neige qui s'accumule autour de la grande baie vitrée. Le calme revient après une heure de lutte et deux réflexions hautement philosophiques me viennent à l'ésprit : je ne dois pas détruire l'enfance, elle sera toujours en moi, alors autant faire avec et l'accompagner au mieux et la présenter doucement à l'adulte que j'éspère être aujourd'hui. La deuxième pensée, un peu plus foireuse, est que la religion ( et sa fameuse culpabilité, pierre angulaire de ces philosophies obscurantistes ) se base peut-être , en partie , sur quelques réalités physiques : si on abuse de certaines substances, le plaisir s'accompagne d'un prix à payer, cela me fait froid dans le dos. J'oublie peut-être la troisième réflexion : je suis alcoolique.

Publié dans Bo n'a rien à dire

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simonnet 23/10/2008 16:26

Hello Mr Bo,C'est Mme Simonnet la femme de..........Bon j'ai une collègue de bureau qui flashe sur ton minois et découvre ta musique...et je me suis vantée en disant que je te connaissais que tu étais un artiste en pleine ascension et que je l'amènerai à ton prochain concert....et là! surprise aucune date en prévision pour un concert mais que se passe t-il? D'ailleurs (bon tu t'en fous mais je ne t'ai jamais vu en concert!) et quand je vois l'état ds lequel reviens mon mari à chaque concert je me dis que cela doit valoir le coup....Bon évidemment pour les dates prochaines c'est plutôt Paris intra si tu fais une date à Mulhouse sans vouloir t'offenser....ça fait loin à mon ageBiz

Fredo 12/10/2008 20:11

Sauf erreur de ma part, on a fait plusieurs fois la fermeture de Chez Léon. Mais c'était a priori plus sage. PS : viens donc dans ma contrée un soir prochain. Je préparerai du potage au romarin et du risotto mémorable.