Jardiland

Publié le par Bo

Je regarde ce blog. Un champs abandonné où les herbes folles ont presque tout mangé. Elles cachent pratiquement l'Olivier du milieu. On était deux jardiniers à l'époque et on esseyait tant bien que mal de donner une gueule potable à notre bout de jardin. Et puis. Et puis , mon collègue a disparu pour je n'sais où. Il me manque , alors j'me rappelle. J'me rappelle des paysages qu'on avait imaginé. Transformer le mauvais goût ambiant en de beaux parcs. Très vite , on s'est rendu compte qu'on rentrait pas comme ça dans certains endroits. propriété privée qu'ça disait. Lui, il s'en foutait, c'était un punk et il en était pas à son premier cadenas à faire sauter. mais à force, ça use. Et puis, et puis. Et puis demain est devenue hier et le silence et les rancoeurs se sont incrustées, je sais même plus pourquoi. Peut-être qu'on est vieux et que nos bouches ont plus de facilitié à embrasser les goulots qu'à dire. Je n'sais pas ce qui fait qu'on s'fait rattrapper par tant de choses qu'on méprisait avant-hier. Peut-être le poids. Toutes ces conneries qui s'accumulent sur nos épaules et qui fait qu'on se réveille avec une putain de scoliose et qu'on sait même plus comment s'alléger. Je veux encore réster assez idiot pour croire qu'au bout du compte, une grosse rigolade nous attend. Je veux réster cynique et méfiant tout en gardant ma capacité à l'emerveillement. J'ai encore des frissons de plaisir et des larmes qui coulent , je suis encore en vie après tout.  Il faut juste que je me débarasse du sang qu'j'ai sur les mains. Quelq'un connaît-t-il un bon détergent ?

Publié dans Bo n'a rien à dire

Commenter cet article