La réponse du connard

Publié le par Olaf Boldeche

Dis donc, le bobo chanteur de charme, t’as pas l’impression de pousser le bouchon un peu trop loin ? Rapport au fait qu’insulter un homme aussi intègre et professionnel que moi équivaut à pisser sur un petit chanteur à la croix de bois ou à fesser en public Sœur Emmanuelle. Bâtard de Dieu ! T’aurai préféré que je dise la vérité, avoue, hein ? Que tu vouais un culculte au sandwich humain, le suintant Elvis ? Non ! T’en veux encore ou quoi ! Tu veux que je parle de chemise rayée et de cartable en plastique ? Tu veux qu’on parle de la noyade de la soirée sous-marine au Glaz’art, de tes reprises de John Cougar ! ! ! Ben tiens. Je vais simplement rétablir la vérité sur la soirée de Vendredi dernier… Sur les coups de 22h, Bo s’est mis en tête de devenir l’esclave de son GPS. On tourne trois fois autour de la place du Chatelet , on part à l’Est, on traverse un ou deux ponts, il reste une heure avant l’itw, la Maison de la Radio s’éloigne encore un plus, pas grave, ça fait déjà 3 plombes qu’on roule sous les ordres du doppelganger d’Hal, version Odyssée Paname 2005. Bon on finit par arriver au pied du monumental carrousel radiophonique. Direction la porte F, vérification auprès du vigile, on attend bien le groupe Bo. Qu’est ce qu’ils ont tous avec ce putain de groupe ! J’ai pourtant écrit en Times 12 " artiste solo " dans la putain de bio ! Le type nous dit c’est au 2e, à gauche en sortant de l’ascenseur. Ok, facile. On monte Bo se rue à droite, ignore mes avertissements et m’assure qu’il se souvient parfaitement, le mec vient de dire à droite. Il te suffit de remonter 2 lignes pour voir à quel point il se trompe, mais je crois qu’il adore se fourvoyer dans l’erreur. Alors on se tape une petite visite du dédale by night. C’est sympa, y a des portes et des couloirs aves personnes dedans. Evidemment il finit par reconnaître que j’ai raison et on atterrit dans le studio 135. Le producteur flatte Bo dans le sens du poil, évoque des ascendances avec Sid Barrett et évoque King Crimson la larme à l’œil. Bo papillonne au milieu de ces gamineries old school, je regarde le bout de mes Adidas Comptown, qu’est ce que je fous là. Derrière la vitre, l’animatrice discute avec René sur une obscure histoire de chasse-neige et s’apprête à faire gagner une polaire aux sûrement nombreux auditeurs neurasthéniés. Ça m’fait pas peur enchaîne Amel Bent, moi un peu. Le Bo est intenable, dopé à la caféine, shooté au trac et à l’adrénaline, Vivement que ça commence. J’apprends que l’émission est diffusée sur tous le réseau France Bleu, qu’étonnamment il y a de l’audience, vu que les mecs oublient d’éteindre la radio après les retransmissions des matchs de Pro D2. Putain, on est où, là ? Finalement, ça enchaîne, bonjour Bo, pourquoi ce nom (" c’est le mien "), tu aimes l’Amérique (" euh … ouais… aaaaahhhhh….j’veux dire…. c’est super…. ") et puis on écoute Vegetable, plutôt Beatles (" ben…. c’est à dire…faut voir… ") et Frenchy, une autre facette (" ah bon ? "). Que des moments inoubliables. Dommage que vous n’écoutiez pas France Bleue vendredi soir dernier. Comment ça, vous aviez mieux à faire ? ? ?
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A
Laam Eric.
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O
Mulder, l'a toujours dit : "La vérité est ailleurs et BO est un menteur."<br /> Vive Olaf Bol de èche.
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N
Mais l' AM'ériqueu !
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B
connard.
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