Delerm ou des larmes

Publié le par Olaf Boldeche

DigipakBo-front-w.jpgPremière étape indispensable pour tout projet discographique : la fabrication. Mister Roberts vient enfin de rentrer de ses vacances prolongées en Australie pour apprendre que son contact chez Discograph s'est barré du coté de la Costa Del Sol (Magazine 60, CBS, 1985). Il revient en début de semaine, pas de soucis, on n'a rien d'autre à faire qu'attendre. J'ai la 205 à passer à la peau de chamois, j'dois me tailler les pattes à la Lester Bangs, j'suis occupé, tu vois (Tony Parker, Stade 2, 2005/2006/2007). A peine a-t-il pu négocier le code-barres, toujours ça de fait, du coup Monsieur Dupont a pu donner un dernier coup de Ripolin à la pochette. Tu noteras que Bo a travaillé le côté désabusé et bien sur qu'on voit pas le code-barres, il est à sa place, derrière, retourne ton écran au lieu d'faire ton fielleux.
 
Cette semaine sonne aussi le signal du départ de la campagne promo. Notre attaché de presse, au préalable détenue dans une cave et nourrie au yaourt périmé, va se jeter sur les programmateurs radios avec la détermination du jaguar, tel un Joey Starr dopé à la kryptonite, shooté à la nitroglycérine. Mate la  mâchoire d'Alien, vise le putain d'argumentaire, tu vois la tableau, pas question d'Opération Séduction, ça va sonner Contes de la Crypte, j'suis sur qu'ils vont se laisser séduire. Evidemment, il a fallu faire des concessions, genre remixer quelques titres avec la voix bien devant, du coup c'est sympa, ça sonne bien variété française. Parait que le programmateur est sensible, faut pas lui casser les esgourdes. Il a besoin de piger le texte au premier coup d'œil, c'est une image, pas question d'lui filer le livret en loucedé, non, il doit comprendre "Vous n'empaillez que sous l'emprise de l'éther" (Bo, Koma Stadium, 2007) dès la première écoute. Pour ce que ça va lui servir. Moi, ça fait 3 plombes que je l'entends, j'ai toujours rien pigé.
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