Refusé par la prod !

Publié le par Olaf Boldeche

censure.gifParfois l'artiste tente de placer en loucedé des vieux fonds de tiroirs, des brouillons vite torchés, des essais maladroits qu'il tente de maquiller en incunable. La date fatidique approche, l'inspiration s'éloigne, le manager remarque qu'il manque toujours 3 titres pour boucler la galette et le poulain plonge dans son disque dur. Il exhume quelques riffs enregistrés sur son Fostex 4 pistes en 1992, jette quelques paroles absconses, pioche dans son lot de loops Funky Vintage et parsème le tout de samples totalement tricards issus pour la plupart des albums de Michael Jackson. Il appelle alors son manager qui, ça tombe bien, campe au Balto d'en face. Le type décolle sa manche qu'une dégoulinure de bière a collé au comptoir, demande qu'on lui garde sa place, il revient pour l'Happy Hour.
 
Séance d'écoute. Désolation. Consternation. Explication.
 
Pour ne pas froisser l'artiste qui sommeille dans le paresseux, le manager choisit une approche détournée. Tu vois, par rapport à la cohérence de l'ensemble, le concept de l'album, les réactions des ayants droits, il serait plus approprié de garder ça pour un projet parallèle, sous un autre nom, pour plus tard, tu vois. Malheureusement, le flemmard se double d'un aveugle à grosse tête. Ça doit pas être évident de trouver des lunettes à sa taille vu la circonférence de l'occiput. Le gars le prend mal, balance des propos aigres, souligne l'inutilité d'avoir un manager qui n'est qu'un tas de vinasse. L'autre réplique qu'il existe plein de raison pour qu'il soit très difficile de mettre la vinasse en tas, hein, comme la gravité par exemple, flaque de vinasse lui semble donc plus approprié. Mais l'artiste encule la gravité alors le manager le laisse là, la bite à l'air, et retourne s'accouder au bar s'enfiler une pinte au prix d'un demi.
 
Heureusement, la production sait intervenir et rappelle alors les engagements contractuels. Le staff se déplace en personne et devant Le Russe et ses gorilles, le musicien se fait tout miel et accepte de retravailler les compos. Parce qu'il faudrait pas oublier qui c'est le chef.
 
Pour vous faire une idée, je vais cette semaine vous balancer les morceaux refusés par la prod ainsi que l'argumentaire qui va avec. Le Bo aura évidemment un droit de réponse.
 
Riken : (à écouter dans le radio player à droite)
C'est quoi ce titre ? Ça sent l'assemblage de syllabes à la va vite, il aurait pu s'appeler blouson, mossedar ou zetru, c'est pareil. Essayez chez vous, pas besoin d'entraînement, la première connerie qui vous passe par la tête, hop ça devient le titre du morceau : michezolb.
Sinon, ça commence avec un riff, un scratch vu et revu, un beat tirés des Funky Vintage cité plus haut, la basse arrive, bien, on sent déjà que le morceau va dans le mur, on est parti pour se faire doucement chier pendant 2 mn 30 et puis surprise ! Le sample de l'année ! Tellement peu connu, tellement génial, tellement insolite qu'il a déjà été utilisé dans l'émission Burger Quizz pour illustrer la présentation du voyage à gagner par les candidats du jeu. On touche au sublime. Un peu comme si Aphex Twin reprenait le jingle de Motus (I want your soul, I will eat your soul, come to mo-mo-tus) mais en mieux. Du grand art. Certes le sample est gratos, c'est toujours ça de pris, mais bon. La suite ronronne gentiment, je loupe les dernières mesures en cherchant des extraits du Burger Quizz sur Dailymotion. Et j'en trouve ! Youpi ! Conissimifa !
anti_bug_fck
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F
Ici Londres, ici Londres : les fredo parlent aux boldeche, je répète. Le merlu déménage la semaine prochaine, je répète. La pêche au gos sera pour après, je répète. Le poissonier appèlera le boulanger. Fin de transmission.
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S
ah ah !!! j'me dis que manager = psy... Bo a de la chance de pas payer C séances ! lol... j'M bien cette boucle ethnik par contre...
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O
Jaja, ton pseudo me laisse à penser que nous avons les memes loisirs. Bienvenue au club. L'un des protagonistes est effectivement un jean foutre, c'est la pierre angulaire de ce blog. Cet article n'est pas dissociable du reste. Tous les articles forment une vaste épopée sous forme de journal intime que j'espere voir un jour publié en 12 tomes à La Pléiade.Bo, c'est un peu maigre comme réponse, j'esperai un peu plus, un article avec un gros titre genre "ma réponse " ou "ma vérité", tu vois, un truc consistant. Parce que dire c'est nul mais j'aime ça, c'est nul. (pour moi non plus, cette derniere phrase n'est pas claire)Fredo, on s'appelle ?;;;< (
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B
Jaja, tu parles pas comme ça à mon manager , sinon c'est mawashi dans ta gueule. Pour ce qui est de ce fabuleux morceau je crois que le côté ethnico-wahrolo-Kirkegardien t'as complétement échappé papa Boldèche. Je reste donc la bite à l'air mais avec les couilles pleines de samples à deux balles, passkeu j'aime ne pas faire que dans l'sublime , histoire de laisser un peu de miettes à mes camarades de jeux. Vive le Québec libre et les partouzes à l'heure du goûter.
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F
Moi, j'amais bien cette boucle éthnique à burger(s). Il parait que Nicolas Hulot aussi mais c'est pas une raison.PS : les rockab ne sont plus ce qu'ils étaient.
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