Article sur Bo dans Sensitif Oct/Nov 2007
On pourrait s’y tromper en regardant la jaquette : avec son air désabusé et sa clope au bec, Bo pourrait facilement faire penser à Benjamin Biolay. Rien à voir pourtant, ni dans la musique, ni dans les textes. Chez ce militant de la French pop underground, un seul mot d’ordre : ne pas se prendre au sérieux ! Tel est le credo de ce jeune homme qui ne jure que par des « wizzz ! » et des « yeah ! ».
Après un premier album en 2004 et beaucoup de scènes essentiellement parisiennes, Bo nous offre un deuxième album home-made où il cultive son autodérision et, dixit, « son goût pour la bubble gum pop ». Les mélodies sont euphoriques et souvent agrémentées de bruits inhabituels (une fraise de dentiste ou des hennissements), mais qui pourtant ne vous choqueront pas le moins du monde ! Quant aux paroles, elles sont légères et assumées chez ce dadaïste musical : « Vous n’embrassez jamais sous les portes casher / Vous jouez volontiers au polo dans les waters / Vilkomm to the Dada Klub ».
Même quand il a le blues, c’est pour nous dire que ses idées noires « partouzent et batifolent sur les pelouses » ! Bref, pas de réflexions métaphysiques, ni d’état d’âme chez ce beau Bo. En revanche, vous aurez sans doute du mal à contenir quelques claquements de doigts ou battements de pieds...