J'aime les routes bleues
Yo, tape m'en 6 bro', la forme ? tranquille pépère ?ça va ou quoi ? Je reviens à l'instant du dernier concert de Julien Ribot et du Hitorobosushi Orchestra et c'était bon comme d'hab'. Dernier concert, pas pour lui ( à moins qu'il décède plus tôt que prévu, ce que je ne lui souhaite pas), mais pour son back-line dont il se sépare pour....euh....passkeu il veut jouer avec d'autres types. Je me remémore que ce matin j'ai beaucoup réfléchi dans ma voiture. La voiture, c'est l'endroit idéal pour ça car il n'y a rien d'autre à faire. D'aucun diront qu'il faut être concentré sur la route mais je ne suis pas de ceux là. Moi, mon truc, c'est l'introspéction, l'auto-analyse (arf, elle est bonne) , le pourquoi, le comment et le ah bon? Donc, disai-je, j'ai réfléchi à ma condition d'Européen , de type caucasien et de mon éducation petit-bourgeois. Ce qui m'a frappé, c'est que, bien que je sois issu d'une famille plutôt réfléchie, je me rends compte que mon ésprit n'a pas été épargné de certain stigmates post-colonialistes et d'une homophobie bon teint. J'ai d'ailleurs trouvé un très bon exemple en ce qui concerne le premier. Vous souvenez vous de la vanne du ministre africain qui arrive sur le sol français et à qui on demande de dire quelques mots au micro et qui répond ( accent noir Michel Leebien ) " Bonjour micro" ? Là où j'veux en venir , c'est que, bien que cette vanne me fasse mourir de rire, il m'a fallu 33 ans pour me rendre compte qu'elle est rigolote sans accent africain. Par contre ce qu'elle sous-entend, c'est que l'africain est forcément quelqu'un qui n'est pas familier de la technique avancée du vieux continent (le micro) et que, disons le franchement, il est un peu con. Pour ce qui est de l'homophobie, j'ai pas trouvé d'exemple aussi flagrant, ça fait longtemps que j'pratique plus l'humour sur les pédés. Bref, si vous voulez réfléchir dans de bonnes conditions, mon cousin est concéssionnaire chez peugeot et il a des prix qui feraient rire un cancéreux. Bonne nuit et souvenez vous que tous les deux heures une pause s'impose. Bo, la honta.
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