Moi c'est connard. Et toi ?
Je comprends pas. J'ai beau truffer ce putain de blog d'allusions explicites, de citations à peine voilées, d'extraits de textes écrits par d'autres, rien à faire. La fréquentation stagne. Hier, par exemple, 84 visiteurs uniques, record du mois 118. Tout ça après, laisser moi compter sur mes doigts, 15 mois d'existence, plus de 200 articles de haute qualité, de l'exclu et des scoops en pagaille. J'vous entend déjà ricaner, ben tiens, tous ceux qu'on acheté le disque du Bo, ils viennent sur ce blog, c'est déjà pas mal, vu que pour faire le nombre, ils ont du supplier leurs cousins, leurs copines et leurs oncles d'Amérique de se connecter en louceder.
Je suis un raté.
Ça te fait rigoler, hein, le malheur des autres ? J'parie que t'ai du genre à te poiler devant la famine en Afrique, le type qui dort dehors ça t'éclate à mort, non, tu préfères la guerre nucléaire, un bon petit Tchernobyl, Monsanto c'est délire. Tu veux me voir en épave alcoolique tout bouffi de partout, tout bourré, tout éclaté, ma gueule de singe tu l'aimes bien défoncée, tu viens vivre mon ivresse, ça t'fait marrer. Tu vas m'dire que j'exagère, que mes comparaisons c'est n'importe quoi, t'as pas vu comment j'm'appelle, c'est marqué juste au dessus, en gros rouge qui tache, ai pas peur de le dire, j'suis le Grand Master, en mode abuseur de première. Tu me détestes, c'est sympa, reviens plus souvent me le dire, parles en à ta mère, à tes sœurs, tes voisins, tes collègues. Si tu pouvais créer un club, ce serait pas mal, j'pourrais t'avoir des pass backstage. Si t'es mignonne et bien roulée, t'inquiète, pour toi ce sera un CD dédicacé.
Si j'te fais pitié, si t'es décidé à m'ignorer, j'peux pas t'en vouloir, c'est la vérité.
Je suis un raté.
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