Un manager c’est un gros malin

Publié le par Olaf Boldeche

Je déjeune avec Bo et sa belle de retour de chez les chinois. On s’embrasse, on rigole, ils me racontent leurs aventures et moi ma sinusite. C’est passionnant, c’est drôle, j’aime mes amis,, ses nouveaux morceaux sont très classe, t’inquiètes pas, je m’occupe de tout, ça va déchirer le top 50, c’est moi qui te le dit. Bo opine, content de lui et du Coach. Merci, c’est trop d’honneur. Ouais me fait mon Bo, c’est trop d’honneur pour ta gueule vu qu’il s’agit pas de toi mais d’une structure d’accompagnement des artistes de musiques actuelles. Il est parrainé par le magazine Longueur d’Ondes qui prend tous les frais en charge. Il va être au contact de vrais professionnels pour aider à son développement de carrière. Putain ! Des pros ! Je suis pas dans la merde, moi. Comment je vais faire pour continuer à le manipuler ? Il va se rendre compte qu’à part lui vider son paquet de clopes et lui soutirer des coups dans les bars, je suis pas bon à grand chose. Un nouveau défi pour Olaf Boldeche. Je lui dis de se méfier, je connais bien le bizness de la musique, on n’a rien sans rien, ces types vont lui tondre la laine sur le dos s’il n’y prend pas garde. Et puis on a autre chose à penser. Jeudi, on joue au festival Le Mans Cité Chansons, samedi c’est soirée Human Sounds avec Kelks à la Scène Bastille, alors on arrête de tortiller du cul et de se prendre pour une star. On va plutôt répéter un peu parce que les dernières prestations ça faisaient flop-flop. AU BOULOT ! Pros, mes couilles ! Ils y connaissent quoi au truc ? Ils travaillent dans le milieu depuis des années et alors. Ça veut juste dire qu’ils sont pas tous jeunes et moi les vieux, je’aime pas, c’est ringard. (Je sens que je tiens un truc, il fait une drôle de tête, c’est sûrement le mot " ringard "). Pas besoin de has-been (bien !), ni de suceurs (pas très classe mais efficace) on va se serrer les coudes et tout rater nous-mêmes, sans l’aide de personne. J’ai dit rater ?… Oups ! C’est la tuile alors je renverse mon verre sur l’accordéon de Monsieur Dupont qui nous a rejoint depuis peu. Ça ne rate pas, il nous entonne illico un petit air, et tout le monde oublie mes dernières paroles. Va falloir faire attention, se méfier de tout le monde, être aux aguets, tel le chasseur derrière sa proie. Je quitte Aimable et son public et je vais réfléchir au bar.
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M
Vachier, mon p'tit chéri, il faut rentrer et laisser ces jeunes gens travailler. Laisse cet ordinateur et viens diner ,maman t'a fait une bonne soupe. Tu t'es encore fait pipi dessus en plus, papa va gronder. Allez sort de ta chambre maintenant, et lache cet ordinateur, c'est pas à 52 ans que tu vas te faire des amis mon chéri. Ta maman t'aime très fort.
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L
"opine", c'est pour google aussi ?<br /> C'est bon, c'est bon, je me casse....
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O
Cher ami des vaches, <br /> <br /> L’enthousiasme que vous mettez à vous salir de votre urine provoque mon admiration. <br />
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V
J'avais parié depuis longtemps que cette équipe était armoire: la star en attente de son bus pour la tournée des bars et le mac qui regarde sa poule se taper n'importe quel trou dans l'espoir de grapiller un peu, faute de pouvoir lui-même s'enfiler quelque-chose sur le bout! J'me marre et me pisse dessus! Vous êtes les pros du peu! Vous irez droit dans le mur, et tout le monde s'en foutra! Et vive Serge Lama!
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B
Décidément j'aime ce blog. RDAASCCL (ça veut dire "Rien D'Autre A Ajouter Sur Ce Coup Là")
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