Un manager c’est une grosse flipette

Publié le par Olaf Boldeche

Je me rends à La Scène Bastille tout honteux et tremblant. J’ai laissé Bo tomber malade. On n’aurait pas dû s’allumer au mousseux et au vin blanc après le concert de jeudi. Quatre heures de sommeil d’ivrogne c’est pas assez pour lui, il a pas l’habitude le pauvre. Moi, en revanche… Un bon point déjà, on fait la queue pour rentrer, apparemment Kelks fait recette. Les filles portent leur 31 le sourire aux lèvres et les mecs sont tout en brushings échevelés. Je sais pas si j’accuse mes 30 piges mais je me sens bien crado sur le coup. A moins que ce ne soit qu’un effet de mes fringues vieilles de 5 jours. Je croise Mister Roberts, Dr Vince et Karim, plein d’allant tous les trois. Soulagement d’un coup. Reste à affronter Jo. Je m’excuse platement comme une merde servile et finalement il ne me casse pas la gueule. Une bière derrière et je plane presque. Dictafone en trio inédit ouvre le bal. Le public dodeline gentiment de la tête et fait youhou de temps à autre. Faut dire que Mister Roberts semble littéralement habité ce soir. Dr Vince régale le public d’interventions dont il a le secret (Vous entendez bien ? Vous sentez bien ?) et se tape des délires de zicos avec Karim à la batterie (Le morceau, c’est en Do…). Le set terminé Mister Roberts se découvre ses nouveaux fans et vend tous ses disques. Dix minutes plus tard, Kelks entre en scène. Jo et ses comparses font bouger la salle, ils ont de l’énergie à revendre ces gars-là ! Tout le monde a l’air content alors je décide de me récompenser. Je me décerne le titre de " Supa Managea " comme disent les Cainris et me paye un whisky-coca comme disent les petits joueurs.
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