Un manager ça peut être smart

Publié le par Olaf Boldeche

J’ai fait un effort pour être beau. Non, je n’ai pas été chez le chirurgien comme j’entends déjà ricaner certains. J’ai rasé ma barbe de 28 jours, j’ai mis mon nouveau baggy Meltin’Pot tout propre, endossé ma veste Carhartt rouge et troqué mes Nikes toutes maraves pour mes fameuses Air Force I blanches. Grosse classe dans le miroir. Grosse claque dans le métro : j’ai trop chaud, j’ai les aisselles qui suintent et mon mélange café-thon-mayonnaise semble devoir jouer la fille de l’air. Heureusement j’arrive en avance et je m’entraîne à avoir l’air compassé du mec au top de la hype. Mister Roberts déboule en courant presque à la bourre. En 1/4 de seconde il a recouvré son flegme habituel. Trop fort les Anglais. L’entretien avec notre radio plugger se passe plutôt bien, ce type a l’air normal et n’essaye pas de nous faire miroiter des lendemains qui chantent. A priori, il a l’air sérieux, on devrait pouvoir bosser ensemble. Après on va boire des coups. C’est le moment que je préfère dans le bizness.
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