La griffe de l'homme
L'autre jour j'ai eu beau complimenter l'artiste, je sens bien qu'il y a un truc qui l'attriste. Le Bo s'inquiéterait il pour une piano désaccordé, une voix mal placée, un beat mal calé ? Non. Un abus de Lexicon sur la crash, le pied trop loin, les chœurs à coté ? Non. Je sais pas moi, un excès de Lexomil pour le trac, des mauvaises ondes dans le coin, des mœurs mal assumés ? Non. Finalement il arrive à me lâcher qu'il va falloir passer un cap, élever le niveau, s'affranchir du passé et des habitudes, adapter l'image et l'attitude, staff y compris. Finis les rendez-vous loupés, les retards désinvoltes, les fuck you et rien à branler. J'dis ok, tout ça , ça te concerne, ton trip d'artiste décalé, c'est ton affaire, kesse que j'peux y faire. Et là, le Bo bâtard se réveille, il me fait c'est sur que rapport à l'agenda t'assure, une vrai bête de calendrier, mais au niveau style, t'es complément à coté. Comment tu veux me représenter correctement avec ton baggy tout pourri, ton t-shirt troué au mite, mate la gueule du popper, trendy électro, me fait pas rigoler, de loin on dirait un épouvantail, de prés un clodo mal lavé. Ton sweat Airness c'est bon pour Garges-les-Gonesses, tu crois qu'tu vas rentrer en soirée avec tes Kaiser défoncés ?
Bo me saoule avec mon allure de caillera, ok, j'vais me taper un lifting vestimentaire façon minet de karaoké (ouais, j'continue de piquer des phases à droite, à gauche) (j'y peux rien, je suis malade) (cleptomane-plagiaire-enculé de ta mère, y a qu'à cocher).
Du coup, demain tu me trouveras chez Monsieur De Fursac.
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