VEGETABLE : le tournage du clip (part II)

Publié le par Olaf Boldeche

C’est long. Monsieur Simonax se bat avec son BRAS MAGIQUE, il tire, il visse, fait tomber des pièces inutiles, se ravise, le pose sur la barre, mate le MONITEUR, grommelle ouais, ouais. Je m’éclipse vers le CATERING, hisoire de m’injecter un peu de caféine. Bo me rejoint, il a bien dormi ce salaud, il a l’air frais et dispo et il demande combien de temps avant que ça commence. Je lui dis qu’on attendait plus que lui histoire de le culpabiliser. Ça marche pas, il ne m’écoute déjà plus, ses partenaires de scène viennent d’arriver : Elisabeth, Béryl, Melisandre. Je retourne sur le plateau, Hugo me hèle au passage, ma poule va coller ce DRAPEAU contre le projo, faut COUPER la lumière du fond. Je mate le bout d’agglo hérissé d’échardes que je tiens maintenant dans la main. Je vais porter cette merde à bout de bras pour masquer le trop plein de lumière. J’vais me faire engueuler parce que je suis dans le CHAMP. Mais ce putain de FISH-EYE englobe toute la pièce. Me voilà dans une position incroyable, le dos qui fait mal et les bras qui tremblent pendant que les deux chefs discutent cadrage et exposition. On tourne enfin le premier plan de la journée. Deux secondes de Bo allongé sur un pieu. On déplace la caméra et ses portants. On retourne un plan. Puis un autre. On double avec un play-back. Le même avec la bande–son au ralenti. Les filles s’asseyent, on répète la scène . MOTEUR. ÇA TOURNE. Top ACTION. CUT. On enchaîne assez vite, je trouve mon rythme et ma place (en dehors du champ je sais). Puis tout s’accélère. Monsieur Simonax annonce on casse tout, je mets trois plombes à piger qu’il veut qu’on démonte le décor, on installe la scène du petit déjeuner, vite, il faut des cœurs rouges vite, où sont les fleurs, vite ! Je rame à mort, Monsieur Dupont effectue bricolage et réparations diverses avec célérité, quel talent. C’est pour ça que je ne suis qu’assistant. Monsieur Simonax est en transe, complètement focalisé. Il dirige ses acteurs avec douceur et fermeté, il a l’air de savoir où il va, moi pas trop. Je comprends plus rien au film. Pause déjeuner pour tout le monde. Sauf pour ma pomme, j’ai un landau à aller chercher chez le frère de Bo, en banlieue parisienne. 1h30 de trajet pied au plancher, je reviens avec l’objet convoité noir de poussière, dix étages à pinces et le tournage à déjà repris. Action. Il faut tout finir avant l’arrivée des figurants pour la fête. On s’active, drapeau en place, on casse vite fait, on remonte, on oublie de tourner des plans, Monsieur Simonax modifie son scénario en cours de route. Vite des poireaux, il lui faut des poireaux. Je cavale dans les escaliers, trouve les légumes demandés, me recognent dix étages, je suis au bout du rouleau. Comme tout le monde. On tourne les derniers plans d’un cœur qui s’éloigne dans le ciel suspendu à une canne à pêche. Cut.
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O
J'ai les mollets de Jeannie Longo.
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O
Tu dois avoir une de ces conditions physiques...
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F
c'est ce à quoi je pensais. Ou sous forme d'un "bonus" à proposer keke part. C'est un peu éculé mais bon . <br /> <br /> Au fait, ca va olivier ? <br /> <br /> Signé : le frédo masqué;)
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O
Vu que l'équipe était pas très nombreuse, nous n'avons pas vraiment mis l'accent sur les souvenirs. Mais Mister Roberts a filmé un peu avec sa DV. Peut-etre qu'on mettra ça sur le site de Spozzle. A voir...
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F
Personne pour faire un making of ou prendre quelques photos ?
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