La Grande Braderie

Publié le par Olaf Boldeche

J’arrive à la Scène-Bastille vers 16h, tout tendu et fébrile, j’ai rien dans le bide, mon trac à moi. Balances et retrouvailles. La Bo Team installe le plateau, tout fonctionne, Dr Vince tente de faire croire que son retour à du plomb dans l’aile, fausse alerte. Très bien. Bo réclame un écho court sur sa voix, façon Lennon ou Elvis. Ça donne une ambiance cathédrale assez sympathique façon catholique. L’ingé son envoie reverb, essaye delay et phase courte. Après 10 mn, on va pas y passer la nuit non plus, Bo lâche l’affaire et, bingo, c’est impec. C’est fini mais non, Bo veut tester son nouveau joujou électronique, son Chaos Pad chéri. Il veut s’enregistrer live, pour scratcher ensuite. L’idée est pas mal, niveau réalisation, il n’a pas l’air au top. La notice, trop longue à lire. Je le sens pas ce truc. Karim, batteur de Dictafone déboule, direct import US. Arbore T-shirt Venice Beach et lunettes cainri des states. Il a l’air d’avoir la forme, il est super fier de son nouveau look gay. Très bien. Après on va bloquer dans la putain de loge trop classe avec ces canapés défoncés, pendant que Bo va faire l’intéressant devant les mecs de Pixaway. Ils vont interviewer les groupes et filmer un bout des concerts pour leur web-tv. Très bien. Moi c’est soulagement, j’ai la putain de dalle, The Mule dit Chawarma, alors c’est course sous la pluie, on va s’éclater le bide. 20h, ouverture des portes, personne. 20h15, Patrice enfile son costume de velours, rédige son texte et répète ses mimiques. Ce soir il sera Monsieur Loyal, présentateur de la soirée Spozzle. 20h30, c’est carré, faut y aller, début de la soirée. Patrice dit première soirée Spozzle, grande promo sur les CD, tout à 10 € , enjoy. Dictafone en live c’est classe. Dommage que personne ne soit là pour le voir. Je commence à flipper, l’angoisse de la salle vide, j’arrive pas à kiffer " Limitations ", trop de pression. Vers 21h je me sens un peu moins seul, j’ai vu Mister Simonax, Fredo et Oliche. J’ai pu serrer la main à Julien Ribot sans qu’il me reconnaisse, Lepil m’a fait la bise, c’est plus sympa. Nixon balance sa power-pop, la salle est pleine, toute l’équipe du tournage de Vegetable est là, mais j’arrive pas à profiter, j’ai l’angoisse au bord des lèvres, alors je vais en loge retrouver mes home-boys. C’est changements et costards, mate ma cravate et mon nouveau style. Fini le velours côtelé pour Bo, bonjour le gris clair et Agnes B. Pop attitude. On attend en coulisse, Dr Vince assure que Cauet est dans la salle, je le note, au cas où je chercherais quelqu’un sur qui vomir. Puis Bo sur scène, clameur du public, c’est lui la star de la soirée. J’ai l’adrénaline qui me suinte à travers les pores de peau et m’explose le cerveau. Je suis un super héros, sens exacerbés version Daredevil, j’écoute la nouvelle intro, je traque l’erreur de mix, c’est parti. Mister Pick Up. Ça merde, c’est net. Bo s’arrête, s’excuse, flatte le public, le brosse dans le sens du poil, on est content d’être de retour à Paris, après tout ces concerts en province, ça fait du bien de voir des gens bien habillé dans la salle. Eclats de rires. Monsieur Dupont s’affaire, Dr Vince s’agite. Ça repart. Mister Pick Up donc, Pop Muzzak, Cook Family, Shalala. Bo présente The Mule, acclamations. Très bien. Ensuite gros moment. Plastic Gangsta et Chaos Pad. Evidemment ça merde, Bo scratche du vent, lâche donc ta bécane et engrène-moi tout ça, bordel ! Heureusement, ce type est un putain de showman, il arrache tout au mic, trop smart. Hurlements dans la salle. Pom Pom Girls avec Lepetitfakir version Kamel Ouali. Ça ma touche de le revoir on stage, mais pas le temps de s’appesantir, le temps imparti est écoulé, Bo dit dernier morceau, merci pour tout. Grondements de la foule. Mister Roberts autorise une dernière, alors c’est Youpi. C’est Brasil et Papapa à la Scène. Très bien. Tout le monde est ravi, on me dit bravo, génial. Moi je rumine les erreurs, digère mon stress, pense travail et labeur. Je ferme ma gueule, tout le monde me saoule. Je croise une nana qui assure me connaître, moi pas, rien à faire, ça remonte à 10 piges qu’est ce que je peux y faire ? Elle a l’air horriblement gênée, moi aussi, elle m’empêche d’aller boire un verre. Je m’éclipse, salut à plus, j’ai du matos à ranger. Evidemment ça met 3 plombes, les mecs sont happés par les groupies, ils font les malins, s’exhibent devant les fans, je croise un mec qui assure s’appeler Doudou , un autre veut présenter Bo à ses potes, tout le monde à l’air bourré, pourquoi pas moi ? Et puis on finit au troquet, on mélange bière et JB, lepetitfakir paye sa tournée. J’suis enfin apaisé, j’vais rester là toute la soirée. Très bien.
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Publié dans Concerts

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F
Autre possible : vistalite est un crypto-batteur regressif qui aime les jeux de mots. <br /> <br /> Je vais finir par regretter vachier !
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F
Vistalite est surement le zozo qui a passé la soirée à tenter d'égaler pavarotti en poussés vocales façon pénible. Sans oublier ses interventions stomachales qui ont saoulé tout le monde.
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U
je chie sur Bernard Minet et sur ton pote qui est surement un crypto-fasciste de la pire éspèce puisqu'il ne sait pas apprécier la meilleure musique pondue depuis belle lurette. Bo, continue, tu es la meilleure chose qui pouvait arriver à une France poujado-merdique.
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V
Ma parole ! J’étais là ce jeudi soir et grande fut ma surprise de voir ces drôles de bo gars se démener contre les éléments et l’adversité comme des diables. Pourtant il m’en avait fallu du courage pour braver la pluie et assister, non sans appréhension, à ce qu’un ami m’avait présenté comme la quintessence de la nullité musicale et du pathos bourgeois : « tu verras, m’avait-il assuré, rien qu’à les voir et à les lire ensuite, tu gerbes plus que ton compte, c’est à regretter de ne pouvoir faire justice soi-même ! » Moi, qui suis d’un naturel curieux, je voulais me faire mon idée, bien que je respecte l’opinion d’un proche…….donc voici mon verdict : bo ne mérite ni le goudron, ni les plumes mais y a quand-même du boulot s’il veut arriver à la cheville de Bernard Minet ! Courage !
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F
la po compris lo. la po compris lo. <br /> <br /> Le gens heureux, ca n'existe pas. C'est une histoire qu'on nous ballade. Des gens heureux. Et pis j'aime pas les gens alors.<br /> <br /> je sui un gens ?
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