La gloire au Canada
Enfin des nouvelles. Evidemment, pas un seul des ces branleurs n'a daigné m'appeler, non, le téléphone n'existe pas Outre-atlantique. Le cliché touffu des folles étendues de forêts à perte de vue. Tu penses qu'ils ont autre chose à foutre qu'à mailer, d'abord affûter la hache, deux, fumer le caribou, et puis s'ils restent encore du temps avant le couche du soleil, ils font les cons rien qu'à déconner dans la neige. Heureusement qu'il existe encore la presse pour avoir des informations. Click sur la Une d'à coté, Oliche m'a filé le lien dans les commentaires d'hier, bravo l'ami, sans toi j'me sens un peu moins seul, qu'est ce tu fais pour diner, tu veux pas partager mon grec ? J'suis open, si tu kiffes pas la harissa-mayonnaise, j'le commanderai classic, sans oignon, avec supplément frites. Dernière date ce soir pour la tournée éclair, plus court on l'aurait pas vu, Bo, l'artiste le plus discret du moment. Un angle d'approche pour la promo, une accroche inédite, le type insaisissable, l'inventeur du live minute, le mythe incroyable, cinq villes par jour, toujours à courir les concerts sur l'autoroute, les disques balancés par la fenêtre. Baisse les yeux, à coup sur on est passé devant chez toi, t'as senti une vibration bizarre, un schpling sur le trottoir, pas la peine de se dépêcher, on s'attaque déjà à la nationale.
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