ENORME !
Deux journées de dingues, deux journées à crapahuter à la recherche de curs en plastique clignotants, de canne à pêche, de bouquets de fleurs. Deux jours à faire chauffer le téléphone, à supplier, cajoler ou menacer tout mon carnet dadresse. Et puis en fin de journée tout sest arrangé. Nous disposons de 3 actrices magnifiques (paraît-il), une quinzaine de figurants hypers lookés pop sixties (jespère), du matos à gogo (la magie de la location), tout baigne comme dirait Menelik. Reste la question de lappart. Sur les coups de 18h nous nous introduisons chez Theunis, légèrement anxieux. On pousse la porte doucement et, magie de la téléportation, la pièce est quasi vide ! Chanmé ! Jappelle illico monsieur Simonax pour lui faire partager mon bonheur, il hurle de joie et je me retrouve à embrasser frénétiquement mon portable. Bo me regarde, goguenard et suggère que nous débarrassions les quelques merdes qui traînent encore. Je me mets à la tache avec un enthousiasme enfantin, je me colle des échardes un peu partout, je virevolte, je suis le prince du ménage et je finis par marcher brutalement sur un clou ENORME. Je larrache de ma pompe (une paire dAdidas vintage neuve !), il fait au moins 15 cm et jai la vision de mon pied transpercé de part en part, le sang qui gicle par saccade au plafond, comment on fait un garrot déjà ? Et puis non, jai rien, juste un trou dans la semelle. On sarrête alors, légèrement suants, les mains blanches de plâtre, nos regards se croisent et je sens que demain sera un autre jour.
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