Je vais au resto, le son est meilleur de là-bas

Publié le par Olaf Boldeche

Ce soir ça promettait bien : Bo en concert à La Scène, une belle salle parisienne, avec Ben un p’tit gars qui chante et qui sort son premier album chez Codaex le même distributeur que nous. Le truc drôle, l’anecdote, c’est que la connexion ne s’est pas faite via Codaex mais bien par l’intermédiaire de Valérie de chez Makisar qu’on a croisé un bon millier de fois l’année dernière. C’est ainsi qu’on a rencontré Christophe, le manager de Ben. Nous avons donc, en préalable à cette soirée, organisé un combat de manager. Il s’agissait de voir qui avait la plus belle mèche et qui pouvait citer le plus de gens dans le milieu de la musique. C’est une approche ancestrale dans le milieu, il ne faut pas se formaliser, les chiens se reniflent bien le cul pour faire connaissance. J’ai évidemment remporté cette première manche avec brio en assurant que Bo avait fait le tour de TOUS les directeurs artistiques de la place de Paris. Ca lui a bien cloué le bec. (En fait Bo a bien vu des D.A. de majors mais ce n’était pas avec moi et en plus ça n’a pas abouti à grand-chose vu que vous êtes encore à vous demander pourquoi je vous bassine avec un artiste aussi peu connu) (Mais ça, Christophe n’a pas besoin de la savoir). La fin du dernier morceau de Bo fut assez banale, Manumod comme à l’accoutumé, le cirque habituel, on fout tout en l’air gentiment, tels des punks en chaussons. Certes je ne suis pas objectif, je suis arrivé à la bourre et je n’ai vu que ça mais ça me suffit pour me faire une opinion de tout le set. On a l’œil professionnel ou pas, et moi je suis un champion dans ma catégorie. Evidemment lorsque Bo, tout pantelant, vient m’inonder de sueur et de questions existentielles je lui dis qu’il était formidable, incroyablement à l’aise et que le show était super compact, magnifique, encore bravo. J’assure avoir adoré Frenchy en priant qu’il soit bien sur la set-list. Et oui, le son était nickel, la voix juste, les samples au poil. Bo est désormais rassuré et s’éloigne en inondant son fan-club. La veulerie de bas étage est indispensable dans ce métier. Sinon, l’artiste se sent mal, se met à déprimer et sombre dans la drogue. C’est alors le début des emmerdes. Christophe qui a tout compris à la basse flatterie me glisse dans l’oreille que nous sommes des modèles pour lui, ce type est très fort, ça va marcher pour Ben. Par contre, un gars qu’a rien compris au business, c’est Theunis Guitard qui hurle qu’il va au resto, le son est meilleur de là-bas. Je ne supporte pas les délires de zicos, ça me mine. Heureusement François me paye une bière te ça va mieux. Je sirote mon demi pendant Ben et le p’tit gars à l’air de s’amuser sur scène, les musiciens sont vraiment carrés, ça joue bien et je finis mon verre. Après on espère passer un petit moment tranquille dans les loges, mais on se fait jeter dehors par une espèce de dragon vitupérant. Après les concerts, il y a une soirée, faut dégager fissa. Bo tente de détendre l’atmosphère en affirmant qu’il a chié partout, qu’il peut pas partir, il doit rester pour nettoyer. Vu que la grande classe boesque n’est d’aucun effet, je l’entraîne dans la salle, craignant l’escalade. En bas des types sont en train d’installer des praticables pour les DJ et, surprise, je reconnais Fabien de White & Spirit, à l’initiative notamment de " 11:30 contre les lois racistes' ". Il met gentiment 3 heures à me remettre et on discute business. Ca va, kesse tu d’viens, ton projet avance, c’est cool… C’est surtout moi qui parle. Lui me demande juste qu’est ce que je fous là et me présente sa mère. Je dis bonjour et je comprends que c’est le moment de me tirer. Parfois un manager doit faire preuve de subtilité et je n’en suis pas dépourvu. En marchant vers ma caisse, je croise Theunis et Marie-Frange qui sortent du resto. Ils ont bien mangé, mais un DJ leur a ruiné les tympans. Il a l’air calmé avec ses délires de zicos. Il fait moins le fier maintenant. Je dis mes pauvres, j’ajoute ça a dû être horrible et je leur souhaite bonne nuit. Voilà. Etre affable c’est aussi un délire de manager.
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Publié dans Concerts

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B
Ah , enfin un compliment venant de quelqu'un que je ne connais pas ou qui n'est pas ma mère. Merci ded, tu me remontes le moral et me fait renoncer pour l'heure à abandonner la musique pour la poterie sur homme grenouille.
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D
J’ai découvert ce groupe mercredi soir.<br /> C’est terrible, j’ai adoré l’ambiance et l’énergie qu’ils dépensent sur scène.<br /> <br /> Bravo messieurs.<br /> Ded<br />
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