Moi c'est producteur. Et toi ?
A partir d'aujourd'hui va falloir me parler autrement, fini les vilenies et les billevesées sur le Boldeche, adios les borborygmes de comptoir et les piliers de bar. Maintenant, je suis producteur. Oui monsieur ! A moi le total look Eddy Barclay, à moi les pétasses pendues à mes bras, à moi les cigarillos et la coco à gogo. Hier je n'étais que le petit manager anonyme d'un artiste inconnu, maintenant je tutoie Jean-Luc Azoulay et Jean-Claude Camus. Non, mon Johnny n'a rien fait depuis hier, il continue sa descente d'aquavit, non, mon Bernard Minet ne se tape pas soudainement Naomi Campbell. L'explication tient en un petit acronyme fort rébarbatif : S.C.P.P. N'essayez pas bande de petits malins d'y voir une signification grivoise (Salauds Cherchent Putes à Pénétrer) ou bien pocharde (Soulards Carrément Pétés au Pastaga). NON ! Plastic Music vient d'adhérer via votre serviteur à la Société Civile des Producteurs Phonographiques... Et ouais ! Moyennant un dossier de présentation bien torché (le premier qui ricane, j'le canne, parole !) et la modique somme de 150 € TTC (ce coup ci, c?est un clin d'oeil, tu peux rigoler) (Putain ! Rigole quoi !) je peux désormais m'afficher avec le gratin de la jet-set. Cours chez ton libraire, pécho un " Voici " pour voir comment j'me la donne, en train de gerber sur Paris Hilton. Kesse ça change ? Pour Bo keud, pour ouam, va falloir taper une nouvelle carte de visite dorée sur tranche. Et pis la mère Paris elle va devoir changer de robe.
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