Moi, c'est campagnard
Agenda immobilier oblige, je passe demain soir ma dernière nuit dans notre belle capitale avant de m'exiler dans nos vertes campagnes pour 2 mois. Fini d'trainer dans les vernissages et les soirées open-bars. A moi, la pêche au gardon et la méditation. Je fais en ce moment des allers-retours dans l'bled où j'vais crécher pour y déposer mes effets personnels (brosse à cheveux, ma collec' de Tiercé magazine etc...) et ça m'fout l'cafard. Pas le fait que ça s'fasse chez mes géniteurs, je suis sûr que ma mère sera ravi de me faire des lentilles et que mon père m'enmennera jouer au base-ball sur la montagne, mais j'ai plus rien à foutre là-bas. Où est ce que j'vais boire mes coups moi ? Y a pas de cafés littéraires là-bas ( j'adore les débats sur l'influence de Mme Bovary sur la cuisson du pain de mie )( par éxemple) ( nan, passkeu c'était le dernier débat en date chez Christophe le philosophe), y a qu'un pauv' café de la gare avec des morts-vivants ( ou l'inverse ). Bon, j'crois que j'vais m'acheter un rail-pass pour Paris pour squatter chez des potes.( Mes amis, vous ai-je déja dit à quel point je vous aimais ?). En attendant, je vais faire réviser ma canne à pêche et travailler mon swing à la batte. Bo salop.
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